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MON NOM EST SEL

CHF 2500
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  • Réalisateurs : Farida Pacha
  • Acteurs : --
  • Date de sortie : 2013
  • Disponible : Sur commande, 2-4 semaines
Âge 8+
Langues Gujarati
Sous-titres Italien, Anglais, Français, Allemand, Espagnol
Format Dvd
Région Region 2
Label Trigon

Chaque année depuis des générations, Sanabhai et toute sa famille s’installent dans le désert du petit Rann de Kutch pour en extraire le sel qui sera revendu pour un maigre pécule. La réalisatrice Farida Pacha a accompagné ce petit monde pendant leur campagne qui dure huit longs mois et leur rend un hommage poétique et chaleureux, s’appuyant sur une mise en scène à la fois intime et somptueuse.

Le Rann («marais salé» en gujarati) de Kutch est un immense marais salant situé au nord-ouest de l’Inde, dans l’Etat du Gujarat. Sa surface dépasse les 5000 km2 et se compose de deux parties. Le grand Rann de Kutch, la zone la plus septentrionale, mord sur le Pakistan voisin pour rejoindre l’embouchure de l’Indus. Le petit Rann de Kutch, au sud, s’étend jusqu’au golfe de Kutch qui donne sur la mer d’Arabie. Désertique la plus grande partie de l’année, le Rann est submergé par les eaux au moment de la mousson, isolant ainsi de la terre ferme tout le district de Kutch, devenu une île pour quelques mois. C’est au petit Rann de Kutch que s’installent Sanabhai et sa famille. Ils vont y vivre durant toute la saison sèche pour en extraire le sel laissé par la mer lors de la mousson.

Action, suspens. La (très) bonne idée de Farida Pacha est d’avoir laissé de côté tout commentaire en voix off, donnant la priorité aux images et aux actions des protagonistes. Ceux-ci ont parfois des gestes mystérieux, dont on ne comprend pas immédiatement le sens et qui, du coup, retiennent l’attention du spectateur. Pourquoi creusent-ils et quels sont ces objets qu’ils déterrent? Quelle peut bien être le but de ce piétinement rythmé comme une danse initiatique? Le temps passe, la famille de Sanabhai arrivera-t-elle à récolter suffisamment de sel à la fin de la saison? Ainsi, du début jusqu’à la fin du film, le suspens est là, les actions et les situations intriguent, qui donnent un tempo dynamique, même haletant parfois, à tout le film. Déjà, cela suffirait à la réussite de l’ensemble, mais il y a plus: Farida Pacha a ajouté au suspens de l’action la poésie des images. Celles-ci sont superbes, les cadres soigneusement composés, éclairés par une palette de couleurs chaleureuses. Le tout donne une dimension épique au travail de Sanabhai et de sa famille auxquels la réalisatrice rend un hommage affectueux. - Martial Knaebel

 

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23:58 Jeudi, Oct 19